Fusion des directions Fret : un rapport d’expertise demandé par les élus du CSE Fret : ACCABLANT

Un projet malsain, construit en comité restreint par des responsables qui se sont partagés les postes, qui se sont « mis à l’abri », loin du discours « Tous collaborateurs, tous dans le même bateau » en fracassant 400 postes parmi leurs collègues de travail, supprimant la moitié et modifiant fondamentalement le contenu des autres.


Depuis le début de l’année, le changement est violent dans les bureaux des Directions FRET. Les cheminots sont confrontés à des responsables décomplexés qui se permettent d’établir leur futur casting en « choisissant leurs soldats », triant entre les « méritants » et les « moins motivés » ou « moins disponibles ».

Ce process de management, discriminant, est pervers dans la mesure où pour tirer la quintessence des agents, ils sont mis en concurrence pour sauver leurs emplois. Certains doivent postuler à nouveau sur leur propre poste afin de pouvoir prétendre continuer à l’occuper dans la future organisation.

La direction y voit un levier de performance par « le dépassement de soi ». La CGT y voit un management agressif, qui va occasionner, pour les agents concernés, d’importants risques Psycho-Sociaux et à terme, une fuite des cheminots et de leurs savoir-faire.

Cette restructuration aura pour conséquences de fragiliser l’ensemble de l’entreprise au nom de la sacro-sainte compétitivité.

Rien de nouveau sous le soleil pour FRET SNCF, ce projet n’est ni AMBITIEUX, ni INNOVANT. Il se focalise uniquement, sans aucune surprise, sur la baisse des effectifs et l’attrition des moyens. Comment présenter un tel projet sans mettre dans son contenu un plan de relance précis ?

Ainsi n’apparaissent pas les organisations et process pour réaliser la gestion capacitaire et le redéploiement commercial alors que ce sont les 2 leviers principaux de développement mis en avant dans le plan triennal.

Aucune définition précise des missions des postes de l’organisation, ce qui laisse déjà présager qu’ils seront soumis à une surcharge de travail, dépassant largement leurs fiches de poste pour parer à la gestion du quotidien. En fait, l’expertise cible que la construction des nouveaux postes sera trop éloignée des situations rencontrées sur le terrain. Cette analyse est malheureusement confortée par la suppression de 40.000 heures de travail pour traiter « théoriquement » plus d’activité. Mécaniquement, il y aura donc des tâches orphelines et une surcharge de travail que la direction compte bien normaliser avec une modification de notre cadre social dès le premier trimestre 2020. Si les suppressions nettes d’emploi se situent à 200, c’est 1100 postes qui vont être impactés par la réorganisation.

Le périmètre de compétence, par exemple, de missions-clefs comme les responsables conception et production ainsi que l’administrateur des flux reste flou … Non-abordée dans le projet, la répartition des missions entre la DNF et les Usines, leur pilotage. Sur ce sujet, il n’y a aucune indication sur les moyens attribués aux ateliers dépendant des usines, où les agents seront mis sous pression, face à des objectifs de production et financiers à atteindre.

Les fonctions RH – 40 % et Sécurité -33 % des effectifs sont les plus touchées alors que la Direction performance augmente de 71%, ce qui donne les priorités de la direction !

Si les effectifs diminuent dans toutes les qualifications, au final la tentative de diminuer les coûts de structure rate sa cible car Fret aura + 11% dans l’encadrement par rapport à l’effectif global !

Enfin, le cabinet d’expertise tire la sonnette d’alarme sur la dimension sociale à travers ses 4 semaines d’investigation. Partout, les cheminots sont en souffrance, ont perdu le goût du travail, n’ont plus de perspectives et ne croient plus aux discours de la Direction.

Nous ne sommes pas dans l’autogestion ou l’accompagnement de la politique de l’entreprise, c’est pour cette raison que nous avons rejeté l’idée d’être associés à un comité de pilotage comme le proposait la Direction. Pour autant, les élus du CSE FRET refusent qu’une telle réorganisation soit laissée aux mains d’une petite équipe managériale, car elle va engager grandement notre avenir.

LA CGT DÉNONCE CETTE ÉNIÈME RÉORGANISATION QUI IMPACTE UNE FOIS DE PLUS L’EMPLOI ET MET LES AGENTS EN SITUATION DE GRANDE SOUFFRANCE.

L’HEURE N’EST PAS À LA RÉSIGNATION, MAIS BIEN À LA VIGILANCE ET LA MOBILISATION.

VOUS POUVEZ COMPTER SUR LA CGT POUR ÊTRE UNE FORCE À VOS CÔTÉS.

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