Conseil d’administration de la CPRP du 13 octobre : compte-rendu

Le conseil d’administration de la CPRP SNCF s’est tenu le 13 octobre 2016, jour du premier débat nauséabond des candidats à la primaire de la droite et du centre.
Sur le volet social, leur projet s’inscrit dans la remise en cause du modèle français par le gouvernement Valls. Les libéraux, comprenant la majorité actuelle, n’ont pas pour objectif de sauvegarder, dans une conjoncture économique morose, un modèle imposé par les forces progressistes (dont la CGT) à la Libération !
Cette convergence nourrit une colère que tente de s’accaparer les partis des idées de la haine… Rappelons-nous que l’extrême droite n’a jamais défendu le peuple, mais a toujours été au service des puissants.

La CGT lutte pour la transformation plus juste, plus égalitaire, plus fraternelle, plus solidaire de la société. Une société qui répond aux besoins des peuples, à leur aspiration de liberté. Si la CGT est devenue la première cible du pouvoir, c’est qu’elle gêne. La CGT est encore et sera toujours une alternative pour les salariés. La Sécurité Sociale a été une étape du progrès. Alors, continuons cette lutte avec les salariés. Poursuivons avec les cheminots le combat pour notre régime spécial : perfectible, il répond toujours à nos besoins.

Revalorisation des pensions

La direction de la SNCF a voté contre une délibération, proposée par la CGT, protestant contre le gel des pensions des cheminots retraités. L’objectif est une audience formelle des représentants des affiliés au Ministère. Cette attitude démontre la collusion entre les premiers dirigeants de la SNCF et le gouvernement pour imposer une politique d’austérité.

Bon nombre de retraités s’expriment pourtant via les motions envoyées au président de la Caisse pour dire leur juste colère et leurs difficultés au quotidien. Qui pourrait accepter de ne pas avoir d’augmentation de revenu pendant plus de trois ans ?

En octobre 2017, cela fait 54 mois sans augmentation de pension. Pourtant, les ministères ne peuvent ignorer la situation réelle des retraités. Cette situation est plus qu’insoutenable, d’autant que le ministre du budget ajoute des ponctions supplémentaires.

Ils ne peuvent ignorer non plus ce que dénonce la CGT depuis longtemps, qu’il ne suffit pas de regarder l’indice INSEE tel qu’il est défini aujourd’hui.

La CGT ne s’arrêtera pas au constat, ni au blocage de la direction de la SNCF et du gouvernement. Elle proposera à l’ensemble des représentants des affiliés du régime cheminot des suites revendicatives rapides.

Bilan des actions en partenariat avec l’action sociale SNCF

Il nous a été présenté le premier bilan (2015) du partenariat entre la CPR et le Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (FASS) de la SNCF.

Ce bilan met en évidence le besoin d’information des bénéficiaires dans le cadre de leurs démarches (retraite, prise en charge de soins, etc.) et des aides proposées dans le cadre de l’action sociale (accompagnement en cas de difficultés familiales, financières, etc.).

Le déploiement de permanence de la CPR dans les centres d’action sociale (CAS) permet de mettre en oeuvre des dispositifs plus efficaces et de répondre, en proximité, aux besoins. L’accueil physique humain est une véritable plus-value.

Pour autant, quelques inquiétudes peuvent apparaître : existe-t-il une volonté cachée d’intégration du FASS dans la CPR, d’ingérence de la CPR dans la politique du FASS ?

Nous avons rappelé nos revendications :

  • Arrêt des fermetures de CAS (FASS) ou d’antennes (CPRP). Ce bilan démontre la nécessité de proximité ;
  • Garantir l’indépendance de chacune des entités l’une vis-à-vis de l’autre ;
  • Maintenir l’emploi et le savoir-faire.

Nous devrons être vigilants afin que CPRP et FASS continuent d’être ce qu’ils sont : une partie de notre statut et de la spécificité de notre régime.

Enquête qualité auprès des « jeunes » pensionnés

À la demande de la direction de la CPR, une enquête doit « affiner les prévisions de départ » et permettre de « connaître les motivations de départs en retraite ». Pour la CGT les raisons sont :

  1. Les modifications des conditions de départ en retraite, issues de la réforme des retraites de 2007 (la CGT revendique l’abrogation) imposent une décote ;
  2. La politique salariale de la direction SNCF avec la part EVS et primes en tous genres, conduit à un écart important entre la rémunération en activité et la pension liquidée ;
  3. La politique de casse de la SNCF, responsable de la dégradation des conditions de travail (sous-effectifs, productivité, non transmission du savoir-faire, casse des collectifs de travail, oppositions et stigmatisation des cheminots, etc.).

Cette enquête pourra servir la direction SNCF pour connaitre les raisons de départ en retraite des cheminots en rentrant dans l’intimité (situation familiale, vie privée). Ainsi, elle poursuivra ses pressions pour réguler les effectifs conformément aux objectifs de son « Business Plan » !

Ce que souhaitent les cheminots ? Ce que revendique la CGT, un départ en retraite à 55 ans sans décote (50 ans pour les ADC).

Impacts de la nouvelle convention avec les médecins libéraux

La réduction du déficit de la Sécurité sociale, annoncée par la Ministre Touraine, qui n’a jamais remis en cause les réformes Fillon, Bachelot, etc., ni les exonérations de cotisations dites patronales, a uniquement été réalisée sur le dos des salariés actifs et retraités.

Ainsi, dans cette convention, le gouvernement octroie un cadeau de 1,5 milliard d’euros aux médecins. Pour exemple, les généralistes obtiennent une revalorisation de leurs revenus de 16 000 € en moyenne par an, financée par l’assurance maladie et les cotisations sociales des salariés et retraités.

Marisol Touraine se gargarise d’avoir contraint les médecins à appliquer le tiers payant, mais on voit à quel prix cela se réalise.

D’autres choix sont possibles pour réorienter les richesses créées par le travail vers la réponse aux besoins des populations. Cela passe notamment par d’autres orientations en matière de financement de la Sécurité sociale, en remettant en cause le dogme de la baisse du « coût du travail ».

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